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Mode jetable : dégâts et solutions pour y remédier

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A lire ainsi vous comprendrez les dangers  de la mode jetable et comment lutter pour y remédier  - ECO LOGIQUE : réutiliser, recycler pour lutter contre les dégâts et les coûts de la pollution. Cessez d'investir à perte pour vous et l'environnement.

Cela vient conforter l'organisation de notre site : dressingecologiquemarketplace.com/organisation du site.pdf 

LA MODE JETABLE EST UN DESASTRE (Extrait de Greenpeace)

Nous surconsommons. Avec l’avènement de la “fast fashion”, ou “mode jetable”, nous achetons et jetons les vêtements plus vite que la planète ne peut le supporter.

Dans le cadre de sa campagne “Detox” visant à lutter contre l’utilisation de produits chimiques toxiques par l’industrie textile, Greenpeace a publié de nombreuses études qui dénoncent les impacts de ce secteur sur l’environnement : utilisation d’importantes quantités d’eau potable et d’énergie, consommation de pesticides pour la culture du coton, pollution des rivières et des terres agricoles, émissions de gaz à effet de serre et contamination des endroits les plus reculés de la planète. Sans parler des conditions de travail inhumaines infligées aux ouvriers du secteur textile, principalement dans les pays en développement.

L’utilisation croissante de fibres synthétiques – en particulier du polyester qui émet près de trois fois plus de CO2 que le coton au cours de son cycle de vie – a également des répercussions néfastes sur la planète. Déjà présent dans 60 % de nos vêtements, le polyester peut mettre plusieurs décennies à se dégrader et pollue l’environnement marin avec des microfibres de plastique.

Le recyclage : un bon réflexe mais qui ne résout pas tout

Au niveau mondial, la production de vêtements a été multipliée par deux entre 2000 et 2014. Sur les 1,5 à 2 millions de tonnes de vêtements usés données au recyclage chaque année en Europe, seuls 10 à 12 % sont revendus ou réutilisés sur le continent. Le reste, de moins bonne qualité, est exporté vers les pays en développement. Certains pays, notamment d’Afrique, croulent littéralement sous nos vêtements usés et de mauvaise qualité, et envisagent d’en restreindre l’importation pour protéger leurs marchés locaux.

Le commerce mondial, une menace croissante pour la biodiversité

La semaine dernière, des chercheurs ont publié un « atlas mondial des menaces » qui pèsent sur les espèces animales et végétales, en les reliant directement aux exportations de biens et de services vers les pays développés.

Les exportations augmentent la pollution et encouragent la destruction d’habitats naturels au profit notamment de la production agricole, de l’exploitation forestière ou du développement urbain, principalement dans les pays en développement. Ainsi, notre consommation de café, de produits de la mer mais aussi d’articles textiles a des conséquences insoupçonnées sur les lieux de production, souvent à l’autre bout du monde. Un tiers des menaces sur les espèces seraient imputables au commerce mondial.

Cette surexploitation des ressources est dopée par notre demande. Il est temps de repenser nos modes de consommation pour acheter moins mais mieux, porter nos vêtements plus longtemps, en prendre davantage soin, les repriser au besoin ou les échanger avec nos amis – et pas uniquement en période de soldes, bien entendu, mais tout au long de l’année. La planète vous en sera reconnaissante !

AVEC LA SLOW FASHION, DES MARQUES FREINENT LA FOLIE CONSUMERISTE (Extrait de Les Echos)

Pour lutter contre le gaspillage textile, des entreprises proposent des vêtements conçus pour durer, avec des conditions de fabrication éco-responsables réduisant au maximum l’empreinte environnementale et sociale.

“Pourquoi notre marque de vêtements durables ne fera plus jamais de soldes” : avec sa tribune, Julia Faure, cofondatrice de Loom a fait mouche. Elle critique notre société fondée sur les promotions et la guerre des prix, en dépit de la qualité et de l’éthique. “J’ai eu énormément de retours positifs à la suite de cette tribune. Cela montre bien le ras-le-bol de cette ère de la mode jetable”, poursuit la jeune entrepreneuse.

Sa marque s’inscrit dans le mouvement de la “slow fashion” qui lutte contre l’obsolescence programmée des vêtements, en utilisant des matières de meilleure qualité. Mais surtout, elle s’engage à être éco-responsable en limitant au maximum son empreinte environnementale et sociale.

Car après le pétrole, l’industrie textile est la plus polluante au monde. Elle représente 8% des émissions de gaz à effet de serre, -selon une étude de 2018 réalisée par Quantis, un cabinet de conseil spécialisé dans le développement durable -, plus que les trafics aérien et maritime, réunis. Sans compter les conditions de travail des travailleurs dans certaines usines délocalisées.

Ces dernières décennies, les fast fashion, pour ne citer qu’elles, ont donné le rythme. Elles ne proposent plus une collection l’hiver et une l’été, mais se renouvellent toutes les trois semaines. Il faut produire vite, à bas prix et donc à moindre qualité. Côté consommateur, il faut s’adapter aux tendances en actualisant sa garde robe. C’est la “fast fashion”.

Le “out-of-stock” en vedette

Des entreprises décident alors de prendre un contre-virage. Née en 2016, Loom vend - pour le moment - des vêtements pour homme dont la durée de vie est doublée, voire triplée, grâce à l’utilisation de fibres de qualité. L’entreprise est transparente sur l’origine du produit, généralement la France, le Portugal, l’Espagne ou l’Italie, sur les matières, le traitement des déchets, le respect des rivières…

Elle revendique le “out-of-stock”, propre à la slow fashion et en opposition aux “discours marketing” qui prônent d’avoir tout, tout le temps. “Le renouvellement rapide des collections implique de grosses pressions sur les fournisseurs”, poursuit Julia Faure. “Moi, mes usines, ça me prend trois mois pour avoir un réassort, et c’est le temps nécessaire pour bien faire les choses. Quand tu veux aller trop rapidement tu sautes forcément des étapes, tu vas produire au Bangladesh et, par exemple, ne pas traiter les déchets de teinture.”

En matière d’éthique, c’est Patagonia, 799 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2017, marque spécialisée dans les vêtements de sport en plein air, qui fait figure de pionnière. Fondée en 1972 en Californie, elle a adopté le coton 100% écologique dès les années 1990, a mis en place des chartes éthiques dans ses usines et procède à des audits réguliers.

Réduire les marges, supprimer la publicité…

Mais principal reproche fait aux produits éco-responsables : le prix. Les défenseurs de la slow fashion insistent sur le fait que les vêtements durent plus longtemps, et sont vendus à un “juste prix”, d’un point de vue de la qualité et de l’impact social et environnemental.

Si le combat est perdu avec les géants du secteur, la slow fashion parvient à concurrencer les marques de moyenne gamme, grâce à des prix compressés. Pour les atteindre, les marques réduisent leur propre marge, évitent les distributeurs, suppriment les soldes ou font l’économie de la publicité.

“Dans une paire de baskets de marque traditionnelle, 70% des coûts vont dans la pub, le marketing et la communication, contre 30% pour les matières premières et la main-d'œuvre”, assurent les cofondateurs de Veja, une marque française spécialisée dans les baskets, dont les prix égalent les Adidas ou les Nike. François-Ghislain Morillion et Sébastien Kopp ont lancé leur marque en 2004, sans aucune publicité, en se consacrant uniquement à la chaîne de production. Aujourd’hui, l’entreprise connaît une croissance à deux chiffres, avec, en 2017, 20 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Des critères pour être certifié “slow fashion”

Eux-aussi jouent la transparence et n’hésitent pas à montrer leurs limites. Par exemple, les lacets ne sont pas en coton bio, faute de volume. L’entreprise a beau privilégier des banques coopératives, les fondateurs ne se disent pas à l’abris de traiter avec un prestataire qui pratique l’évasion fiscale.

"J'ai quitté un géant du textile pour faire du zéro déchet"

Pour être étiqueté “slow fashion”, toute une liste de critères rentre en compte. SloWeAre, une plateforme d’information sur la slow fashion labellise les marques positionnées sur ce credo-là. Elle peut les accompagner ensuite à travers différentes prestations, comme trouver un distributeur. Elle met à disposition un guide qui référence les adresses éco-responsables proches de chez vous.

La startup audite les enseignes, sur la base d’un questionnaire approfondi, puis se rend auprès des fournisseurs et des marques afin de les contrôler. Certaines enseignes ne passent même pas l’étape des questions, “beaucoup se disent : ‘je vais acheter des vêtements tout faits bio et ma marque sera éco-responsable.’ Pour nous, ce n’est pas assez abouti, on veut travailler avec des marques qui soutiennent une communauté d’artisans”, explique Eloïse Moigno, fondatrice du site.

Les grandes enseignes essayent

En 2018, le marché de l’habillement devrait se contracter de 3% en France, selon les chiffres de l’IFM (Institut Français de la Mode). Cette même année, 44% des Français affirment avoir acheté moins de vêtements. Face au rejet croissant des consommateurs, de grandes enseignes se mettent doucement à l’éco-responsable, parfois non sans mal. H&M est régulièrement accusée de greenwashing, mais d’autres tirent leur épingle du jeu.

Déconsommation : la faute aux Millennials ?

D’août à octobre 2018, les Galeries Lafayette a accueilli, en plus des autres, des marques respectant un cahier des charges social et environnemental. “C’est un premier pas. Environ 500 marques ont décidé d'avancer, c’est génial. Ce sont celles qui vont vouloir aller plus loin et se faire accompagner afin d’aller au bout du processus”, analyse Vanessa Pasquet, consultante chez Quantis.

Et l’occasion ?

Notre vie sous occasion, une autre manière de consommer

Dans un budget plus accessible que les Galeries, le marché de la seconde main est une alternative à la surproduction et permet de rallonger la durée des vêtements. “Si l’industrie de l’habillement arrêtait de produire pendant quelques temps, on aurait largement assez de vêtements à disposition”, poursuit Vanessa Pasquet.

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Publié dans: Faits divers

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