Navigation blog
Derniers articles

Les vêtements polluent plus que les transports

197 Vues 0 Aimé

LA FABRICATION DE VETEMENTS EST PLUS POLLUANTE QUE LES TRANSPORTS

Le coup d’envoi des soldes d’hiver 2019 vient d’être lancé, l’occasion de remplir nos placards de vêtements à prix cassé. Mais quel est le cout écologique et humain lorsqu’on achète un t-shirt 4 € ? Quelques éléments de réponse dans cet article.

L’industrie de la mode est la 2e source de pollution mondiale. Le prêt-à-porter, en plus d’être très bon marché, est une invitation constante à consommer plus et à changer régulièrement de garde-robe pour suivre les tendances de la mode. Ceci, en nous faisant oublier l’impact humain et écologique de nos achats qui sont rarement faits par nécessité. En ce jour de lancement des soldes, un point sur les conséquences néfastes de la mode sur l’environnement et les solutions pour acheter plus équitable et plus écolo.

La mode, plus polluante que l’industrie des transports

On en a souvent peu conscience, mais la fabrication de vêtements en quantité et dans une multitude de couleurs et de tailles a des conséquences désastreuses sur l’environnement. Selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie), il faudrait 2 700 litres d’eau pour produire un t-shirt (l’équivalent de 70 douches) et 11 000 litres pour un jean (soit 285 douches).

En 15 ans, la production textile mondiale a été multipliée par 2 ; utilisant désormais 4 % des ressources en eau potable de la planète. Elle dégagerait par ailleurs 1,2 milliard de CO2 par an, c’est-à-dire plus que les transports aériens et navals réunis.

D’après les projections, en 2050 on atteindra « 25 % de gaz à effet de serre issus de l’industrie textile » si l’on ne diminue pas notre surconsommation de vêtements et chaussures, a précisé l’Agence de l’Environnement.

Des matières et des teintures toxiques pour l’environnement et la santé

La plupart des vêtements sont fabriqués en fibres synthétiques en raison de leur faible cout. Ce que l’on sait moins, c’est que lorsqu’on les lave, de fines particules de plastiques se détachent et se frayent un chemin dans nos réseaux d’eaux usées. Leur très petite taille leur permet de passer à travers les différents filtres et de finir leur course dans l’océan. Ces microparticules qui polluent les eaux sont ensuite ingérées par les animaux.

Au-delà des ravages sur la faune et la flore océanique, des recherches commencent à étudier les effets de ces microplastiques sur la santé humaine, car nous aussi nous les ingérons de plus en plus à notre insu.

Pour ce qui est des matières naturelles, le coton utilisé par la grande distribution pour produire de grandes quantités de jeans ou de t-shirts est souvent cultivé à grand renfort de pesticides dont la toxicité n’est plus à démontrer.

Quant aux teintures employées pour nous offrir un large choix de couleurs, elles sont aussi extrêmement polluantes et impactent fortement la santé des personnes qui y sont régulièrement exposées. La plupart d’entre elles sont embauchées dans des pays sous-développés, où les entreprises qui les emploient ne prennent pas toujours en compte leur âge, les conditions de travail, et ne les rémunèrent pas de manière équitable.

Les solutions pour consommer de façon plus responsable

L’idée n’est pas tant de culpabiliser le consommateur qui achète un jean ou un t-shirt, mais plutôt de susciter une prise de conscience vis-à-vis des effets engendrés par ses achats et de chercher des solutions plus durables.

Pour diminuer notre impact sur l’environnement, le premier conseil est de garder ses vêtements le plus longtemps possible, surtout s’ils nous plaisent et nous vont encore, plutôt que de nous laisser influencer par la publicité qui nous pousse à consommer toujours plus.

Autre solution responsable, acheter d’occasion. À la vitesse où on se lasse, le marché du vêtement déjà porté est en pleine expansion et permet de répondre à notre besoin de nouveauté, avec un impact sur l’environnement qui est moindre.

Troisièmement, pensez à donner une seconde vie à vos vieux vêtements. Plutôt que de les jeter, vous pouvez par exemple les revendre, les donner à des associations ou encore les envoyer au recyclage. Même vos vieilles chaussettes trouées pourront être réutilisées. Pour cela, il existe notamment l’entreprise privée à but non lucratif « Eco TLC » qui est agréée par les pouvoirs publics. Vous trouverez sur leur site internet davantage d’informations concernant leurs missions et la localisation des 44 000 points de collecte en France.

Si vous devez acheter du neuf, pensez à privilégier des matières naturelles recyclées comme le coton, la laine, ou le lin. Les vêtements qui en contiennent et qui sont produits de façon écoresponsable sont une bonne alternative. Ils sont reconnaissables grâce à des écolabels.

Enfin, pour les avant-gardistes, des matières émergentes font progressivement leur apparition sur le marché de la mode, comme le Pinate, un faux cuir fait à partir de feuilles d’ananas ou les fibres d’orties. Elles sont entièrement biodégradables.

Extrait de « La Rédaction de DemarchesAdministratives.fr »

Cela vient conforter l'organisation de notre site et la gestion des incidents écologiques :

https://dressingecologiquemarketplace.com/organisation du site.pdf

L'INDUSTRIE DU TEXTILE DETRUIT NOTRE MONDE

Probablement que vous n’aimez pas ce titre, car il vous semble trop provocateur et prétentieux. Sachez que nous ne l’aimons pas davantage. Malheureusement, c’est un titre parfaitement adapté à la réalité actuelle. Voici les conséquences de l'industrie du textile à travers notre surconsommation collective de tissus néfastes comme le coton et les tissus synthétiques. Évidemment, nous allons vous proposer des solutions durables pour faire face à cette crise.

“L’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante sur Terre, après celle du pétrole”

1. L’INDUSTRIE DU COTON

Le coton est une culture dévastatrice pour notre écosystème, pour les agriculteurs, ainsi que pour les consommateurs. Le problème avec la culture de coton, c’est qu’elle représente environ 16% des pesticides utilisés globalement.

Pour résumer la situation, la culture du coton ravage les sols agricoles, pollue les cours d’eau, empoisonne les cultivateurs défavorisés et leur communauté, épuise les ressources d’eau douce à travers la planète et représente une menace pour la santé des consommateurs.

Afin de vous illustrer les ravages causés par les pesticides sur les champs de coton, nous avons regroupé pour vous les faits troublants qui ont été démontrés dans le rapport sur les pesticides dans le coton, produit par le “Environmental Justice Foundation” :

Une seule goutte du pesticide aldicarb absorbée par la peau peut tuer un adulte. L’aldicarb est couramment utilisé dans la production du coton et en 2013, près de 100 000 tonnes ont été pulvérisées sur les champs de coton aux Etats- Unis. L’aldicarb est également utilisé pour le coton dans 25 autres pays à travers le monde.

Pause réflexion : Si des pesticides comme l’aldicarb sont si dangereux lorsqu’ils sont en contact avec la peau, imaginez le désastre que cela représente pour les sols agricoles et pour les cours d’eau avoisinants une culture de coton.

Les pesticides dangereux associés à la production mondiale de coton représentent une menace importante sur les ressources mondiales d’eau douce. Ces pesticides contaminent aujourd’hui les rivières des Etats Unis, d’Inde, du Pakistan, d’Ouzbékistan, du Brésil, d’Australie, de Grèce et d’Afrique de l’Ouest

En Inde, où vit plus d’un tiers des cultivateurs de coton au monde, le coton représente 54 % des pesticides utilisés chaque année bien qu’il n’occupe que 5 % des surfaces cultivées. Sur une seule période d’observation de 5 mois, 97 cultivateurs de coton ont été victimes de 323 incidents de santé.

99 % des cultivateurs de coton vivent et travaillent dans les pays en voie de développement où la faible sensibilisation à la sécurité, le manque d’accès au matériel de protection, l’illettrisme, le mauvais étiquetage des pesticides, les contrôles inappropriés et la pauvreté chronique aggravent les dommages causés aux communautés à faible revenu par les pesticides.

Une étude de 2004, menée par des chercheurs de l’Université Technique de Lódz, en Pologne, a montré que les pesticides dangereux utilisés dans la culture du coton peuvent également être détectés dans les vêtements en coton.

Les symptômes aigus d’empoisonnement par les pesticides sont les suivants : maux de tête, vomissements, tremblements, manque de coordination, difficultés et insuffisance respiratoires, pertes de connaissance, crises cardiaques et décès. Les effets chroniques d’une exposition prolongée aux pesticides sont les suivants : pertes de mémoire et de concentration, désorientation, graves dépressions et confusion mentale.

2. FAST FASHION (OU MODE JETABLE) ; LE NERF DE LA GUERRE

La problématique des cultures de coton pulvérisés de produits chimiques découle d’une réalité bien plus accablante communément appelée: “Le Fast Fashion” (ou mode rapide en français). La mode rapide est l’équivalent de la restauration rapide. On coupe dans les prix et dans la qualité pour en consommer davantage.

Globalement, de nombreuses vies humaines dans les communautés défavorisées (Inde, Bangladesh, Cambodge, Philipines, Tunisie, etc.) sont sacrifiées pour combler notre surconsommation en coton et en textiles. En effet, ce sont les agriculteurs dans les pays en développement et leur communauté respective qui souffrent des problèmes écologiques et de santé chronique liés à l’utilisation des pesticides sur les récoltes. Cette utilisation de pesticides est le fruit d’une obsession pour la productivité afin de répondre à la demande des pays industrialisés. Au final, cette situation est explicable par notre rage de bas prix et par notre surconsommation vestimentaire.

Le prix des vêtements est devenu l’aspect proéminent des campagnes de publicités. Le consommateur souhaite épargner par dessus tout et c’est tout à fait comprenable. Toutefois, quel est le coût réel de cette épargne ?

Alors que certains doivent affronter les conséquences des pesticides sur leurs champs, les autres doivent travailler dans les manufactures avec des conditions de travail exécrables. C’est principalement la pauvreté et le manque d’éducation qui font en sorte qu’ils ne sont pas en mesure de s’opposer aux inégalités sociales et à l’obligation d’utiliser des produits chimiques. (En effet, des compagnies comme Monsanto, qui possède des monopoles sur les différentes graines dans les pays défavorisés, obligent les agriculteurs à avoir recours à des pesticides afin d’assurer la pérennité des cultures).

Alors que le coût de la vie et des biens essentiels augmentent constamment, l’industrie de la mode offre des prix constamment plus bas pour les consommateurs. Puisque ce ne sont pas les consommateurs qui payent pour l’inflation sur les matières premières, ce sont les producteurs et les ouvriers, déjà assez pauvres, qui payent de leur poche. Au final, ce sont les travailleurs qui produisent toujours plus pour moins dans des manufactures insalubres et dangereuses. Les responsables de cette situation sont les grandes entreprises qui stimulent une forte concurrence entre les pays et les producteurs manufacturiers afin d’avoir une main-d’oeuvre au prix minimum. Les dirigeants d’usine à l’étranger sont obligés de se soumettre à la compétition et aux volontés des multinationales. Ils ne peuvent donc pas se permettre d’améliorer les conditions des travailleurs.

En résumé, nous ne payons pas la réelle valeur pour nos biens de consommation. Nous n’assumons ni les coûts écologiques , ni les coûts sociaux, notamment grâce à la main-d’oeuvre enfantine.

3. SURCONSOMMATION

Bien évidemment, il y a un coût associé à ce bas prix. D’abord, la marchandise que l’on achète est de moindre qualité, car elle n’est pas destinée (conçue) à être portée longtemps. Elle sera remplacée par la prochaine tendance. Ensuite, cette stratégie du bas prix incite les consommateurs à acheter toujours plus sans nécessairement en avoir de besoin.

En moyenne, nous portons un vêtement issu du Fast Fashion moins de cinq fois avant de le jeter, généralement à l’intérieur d’un délai de 35 jours. Chaque année, aux États-Unis seulement, on y jette plus de 11 millions de tonnes de déchets en textile. Ces déchets sont majoritairement non-biodégradables, ce qui veut dire qu’ils s’empilent sur les sites d’enfouissement pendant plusieurs centaines d’années.

4. LES TISSUS SYNTHÉTIQUES

Les tissus synthétiques ou fibres synthétiques les plus populaires sont le polyester, le nylon et les fibres acryliques. Il est vrai que ces tissus possèdent une variété de caractéristiques très attrayantes, mais à quel prix? Il faut savoir que ces qualités (douceur, isolation, légèreté, temps de séchage, infroissabilité, etc.) proviennent d’abord et avant tout d’additifs chimiques ajoutés lors de leur fabrication.

Déversement d’aditifs chimiques utilisé dans la fabrication de textiles.

Les fibres synthétiques sont obtenues par synthèse de composés chimiques qui viennent principalement d’hydrocarbure (pétrole) ou d’amidon. Par conséquent, ils représentent une source importante de gaz à effet de serre en plus d’être non-biodégradables. Pour en rajouter, les additifs et les colorants que l’on emploie habituellement sur les tissus synthétiques sont nocifs pour la nature et pour la santé de ceux qui les portent. La teinture de textiles est d’ailleurs responsable à elle seule de 20% de la pollution de l’eau globalement. Les conséquences de ces tissus peuvent donc être observées sur la qualité de l’air, de l’eau, des sols ainsi que sur la santé humaine.

SOLUTIONS:

Bien évidemment, il existe de nombreuses solutions accessibles à tous pour améliorer la situation. L’essentiel est de comprendre que nous avons, en tant que consommateurs, un rôle primordial pour faire changer les politiques dans les entreprises. Tout simplement parce que ces entreprises ont pour objectifs d’évoluer et de s’adapter aux besoins du consommateur final. Si, collectivement, nous choisissons de valoriser les politiques humaines et respectueuses de l’environnement, les entreprises n’auront d’autres choix que de s’adapter à cette demande de biens durables. Voici donc des pistes de solutions qui vous aideront à faire des choix sains et plus humains :

Valoriser les produits équitables et les produits locaux. En achetant des produits locaux et équitables, on s’assure que les travailleurs qui ont produit notre pièce de vêtement sont rémunérés raisonnablement et qu’ils bénéficient de conditions de travail adéquates. Ainsi, nous n’avons pas du “sang” sur les mains. Il est inhumain que certaines communautés doivent travailler en dessous du seuil d’extrême pauvreté pour nous fournir des vêtements. Le moins qu’on puisse faire est de s’interroger sur la provenance des produits qu’on achète. Bien évidemment ce choix mène à une augmentation du coût d’achat de nos vêtements. Sommes-nous prêts à assumer ce coût afin de cesser l’exploitation barbare des travailleurs à travers le monde, incluant celle des enfants ?

Rechercher la mention coton organique ou favoriser des textiles sains pour l’environnement qui ne requiert pas de pesticides, tels que le textile de chanvre. Comme nous l’avons mentionné à de nombreuses reprises, la culture de chanvre ne requiert aucun fongicide, herbicides ou pesticides. Évidemment, il existe de nombreux textiles de qualité qui ne sont pas nuisible pour l’environnement (les nombreux types de laines, par exemple).

Acheter des vêtements en quantité raisonnable. La première étape est de s’assurer que l’on désire réellement porter cette pièce de vêtement et que c’est un choix rationnel et non impulsif. Il est nécessaire de réduire notre consommation globale en vêtements et de choisir uniquement des items qui nous conviennent véritablement.

Acheter pour la qualité plutôt que pour le prix. La chasse aux aubaines nous rend aveugles. Lorsque l’on achète des vêtements de qualité, on bénéficie d’un plus grand confort et d’une durabilité accrue. Le type de tissu est crucial dans le choix d’une pièce de vêtement. Le textile de chanvre est un choix intelligent grâce à sa rigidité et sa durabilité légendaire. Sa fibre poreuse permet une excellente respirabilité et une protection contre les rayons UV et les allergènes.

Sources : EJF, 2007, The Deadly Chemicals in Cotton, Environmental Justice Foundation en collaboration avec Pesticide Action Network UK, London, Royaume Uni.

Ce blog vous a-t-il été utile?
Publié dans: Faits divers

Laissez un commentaire